David HUME
Essai sur la superstition et l’enthousiasme
Publié en 1741
Traduit de l’anglais par Philippe Folliot
Cet essai est paru dans le recueil Essais moraux et politiques, publié en 1741.
La corruption des meilleures choses produit les pires1 Cette phrase est devenue une maxime qui est généralement prouvée, entre autres arguments, par les effets pernicieux de la superstition et de l’enthousiasme, les corruptions de la vraie religion.
Ces deux sortes de fausse religion, bien que toutes les deux pernicieuses, sont pourtant d’une nature très différente et même d’une nature contraire. L’esprit humain est sujet à certaines terreurs et appréhensions inexplicables qui viennent soit de la situation malheureuse des affaires privées ou de l’état malheureux des affaires publiques, soit d’une mauvaise santé, soit d’une disposition sombre et mélancolique, soit du concours de toutes ces circonstances. Dans un tel état d’esprit, on redoute une infinité de maux inconnus apportés par des agents [eux-mêmes] inconnus et, quand les véritables objets de terreur font défaut, l’âme, agissant contre elle-même et nourrissant son inclination prédominante, trouve des objets imaginaires ayant un pouvoir et une malveillance auxquels elle ne met pas de limites. Comme ces ennemis sont entièrement invisibles et inconnus, les méthodes prises pour les apaiser sont également inexplicables et consistent en cérémonies, observances, mortifications, sacrifices, présents ou en toute autre pratique, quelque absurde ou frivole qu’elle soit, que des fous ou des escrocs recommandent à une crédulité aveuglée et terrifiée. La faiblesse, la peur, la mélancolie, liées à l’ignorance, sont donc les véritables sources de la superstition.
Mais l’esprit humain est aussi sujet à une élévation et une présomption inexplicables qui viennent d’un heureux succès, d’une santé florissante, d’un caractère fort ou d’une disposition hardie et confiante. Dans cet état d’esprit, l’imagination s’enfle de grandes mais confuses conceptions auxquelles aucune beauté ni aucune jouissance sublunaires ne peuvent correspondre. Toute chose mortelle et périssable s’évanouit, comme indigne d’attention, et une pleine latitude est donnée à la fantaisie dans les régions invisibles, dans le monde des Esprits où l’âme est libre de se livrer à toutes les fantaisies qui conviennent le mieux à sa disposition et à son goût présents. De là naissent des extases, des transports et de surprenantes envolées de l’imagination et, la confiance et la présomption augmentant encore, ces extases, étant totalement inexplicables, semblent entièrement au-delà des facultés ordinaires et sont attribuées à l’inspiration directe de l’Être divin qui est l’objet de dévotion. En peu de temps, la personne inspirée en vient à se regarder comme une favorite de la Divinité qui l’a distinguée et, une fois que cette frénésie – qui est le sommet de l’enthousiasme – a pris place, toute bizarrerie est consacrée, la raison humaine et même la moralité sont rejetées comme des guides fallacieux. Le fanatique dément se livre aveuglément et sans réserve aux prétendues effluves de l’Esprit et à l’inspiration venue d’en haut2. L’espoir, l’orgueil, la présomption, une imagination brûlante, liées à l’ignorance sont donc les véritables sources de l’enthousiasme.
Ces deux sortes de fausse religion peuvent donner matière à de nombreuses spéculations, mais je me contenterai pour l’instant de quelques réflexions sur leurs différentes influences sur le gouvernement et la société.
3 Ma première réflexion est que la superstition est favorable au pouvoir des prêtres et que l’enthousiasme ne lui est pas moins contraire que la saine raison et la philosophie. En fait, elle lui est plus contraire. Comme la superstition se fonde sur la crainte, la tristesse et l’abattement des esprits, elle représente l’homme à lui-même sous des couleurs si méprisables que, à ses propres yeux, il semble indigne d’approcher la divine présence et, évidemment, il a recours à toute autre personne dont la sainteté de vie ou peut-être l’impudence et la fourberie lui ont fait supposer qu’elle est plus favorisée par la Divinité. C’est à cette personne qu’il confie ses dévotions, à ses soins qu’il recommande ses prières, ses suppliques, ses sacrifices. De cette façon, il espère faire accepter ses demandes par sa Divinité courroucée. De là l’origine des prêtres4 qui peuvent à juste titre être regardés comme une invention5 d’une superstition timorée et abjecte qui, toujours défiante d’elle-même, n’ose pas offrir ses propres dévotions mais juge, dans son ignorance, qu’elles se recommandent à la Divinité par la médiation de ses supposés amis et serviteurs. Comme la superstition est un ingrédient considérable de presque toutes les religions, même les plus fanatiques, seule la philosophie est capable de vaincre entièrement ces terreurs inexplicables. De là vient que, dans presque toutes les sectes religieuses, on trouve des prêtres et, dans ce mélange, plus il y a de superstition, plus l’autorité des prêtres est importante6.
D’un autre côté, on peut remarquer que les enthousiastes n’ont pas subi le joug ecclésiastique et qu’ils ont exprimé une grande indépendance dans leurs dévotions, avec un mépris des formalités, des cérémonies et des traditions. Les Quakers sont les enthousiastes les plus extrêmes mais, en même temps, les plus innocents qui aient été connus. Ils forment peut-être la seule secte qui n’ait jamais admis de prêtres en son sein. Les Indépendants, de toutes les sectes anglaises, se rapprochent le plus des Quakers en fanatisme et dans leur liberté à l’égard de l’asservissement aux prêtres. Les Presbytériens viennent ensuite, à égale distance pour ce qui est des deux points. En somme, cette observation est fondée sur l’expérience, mais elle apparaîtra aussi fondée sur la raison si nous considérons que, comme l’enthousiasme naît d’une confiance et d’un orgueil présomptueux, l’enthousiaste se juge suffisamment qualifié pour approcher la Divinité sans aucun médiateur humain. Ses dévotions extatiques sont si ferventes qu’il s’imagine même approcher effectivement la Divinité au moyen de la contemplation et de la relation intime, ce qui lui fait négliger les cérémonies et les observances extérieures pour lesquelles l’assistance du prêtre paraît si nécessaire aux yeux des dévots superstitieux. Le fanatique se consacre lui-même et accorde à sa propre personne un caractère sacré nettement supérieur à ce que les formalités et les institutions cérémonieuses peuvent conférer à tout autre.
Ma seconde réflexion à l’égard de ces sortes de fausse religion est que celles qui participent de l’enthousiasme sont, à leur origine, plus furieuses et violentes que celles qui participent de la superstition mais que, peu de temps après, elles deviennent plus douces et modérées. La violence de ces sortes de religion, quand elle excitée par la nouveauté et stimulée par l’opposition, se montre en de nombreux exemples, celle des Anabaptistes en Allemagne, celle des Camisards en France, celle des Niveleurs et d’autres fanatiques en Angleterre, celle des Covenantaires en Écosse. Étant fondée sur un caractère fort, présomptueux et hardi, l’enthousiasme engendre naturellement les résolutions les plus extrêmes, surtout quand il a atteint une hauteur qui inspire au fanatique abusé la croyance en des illuminations divines, un mépris des communes règles de la raison, de la moralité et de la prudence.
C’est ainsi que l’enthousiasme produit les désordres les plus cruels dans la société humaine mais sa fureur est semblable à celle de l’orage et de la tempête qui s’épuise en peu de temps et laisse l’air plus calme et plus serein qu’avant. Quand le premier feu de l’enthousiasme est consumé, les hommes, naturellement, dans toutes les sectes fanatiques, replongent dans l’indifférence et la froideur à l’égard des choses sacrées. Parmi eux, il n’existe pas de corps doté d’une autorité suffisante et dont l’intérêt soit d’entretenir la ferveur religieuse : aucun rite, aucune cérémonie, aucune sainte observance ne peut entrer dans le cours habituel de la vie et protéger les principes sacrés de l’oubli. La superstition, au contraire, s’insinue graduellement et insensiblement, rend les hommes serviles et soumis. Elle est acceptée par le magistrat et elle semble inoffensive au peuple jusqu’à ce que, finalement, le prêtre, ayant fermement établi son autorité, devienne un tyran et trouble la société par des controverses sans fin, des persécutions et des guerres civiles. Comme l’Église romaine a progressé avec douceur dans son acquisition du pouvoir ! Mais dans quelles lamentables convulsions a-t-elle jeté toute l’Europe afin de le conserver ! D’un autre côté, nos sectaires, qui étaient avant de dangereux bigots, sont devenus de très libres raisonneurs ; et les Quakers semblent s’approcher au plus près du seul corps régulier de Déistes de l’univers, les lettrés ou disciples de Confucius en Chine.
Ma troisième observation sur ce sujet est que la superstition est l’ennemie de la liberté civile alors que l’enthousiasme est son amie. Que la superstition gémisse sous la domination des prêtres et que l’enthousiasme détruise tout pouvoir ecclésiastique, cela explique suffisamment la remarque précédente ; sans mentionner que l’enthousiasme, étant l’infirmité des tempéraments hardis et ambitieux, s’accompagne naturellement d’un esprit de liberté alors que la superstition, au contraire, rend les hommes serviles et abjects et les dispose à la servitude. Nous apprenons de l’histoire anglaise que, durant les guerres civiles, les Indépendants et les Déistes, quoique les plus contraires dans leurs principes religieux, se rejoignaient cependant sur leurs principes politiques et éprouvaient une même passion pour la république. Et, depuis l’origine des Whigs et des Tories, les chefs des Whigs ont été soit Déistes, soit Latitudinaires avoués dans leurs principes, c’est-à-dire amis de la tolérance et indifférents à toutes les sectes particulières de Chrétiens, alors que les sectaires, qui ont une forte teinture d’enthousiasme, ont toujours concouru avec ce parti pour défendre la liberté civile. La ressemblance dans leurs superstitions a longtemps uni les Tories de la Haute Église aux Catholiques romains, bien que l’expérience de l’esprit de tolérance des Whigs semble avoir récemment réconcilié les Catholiques avec ce parti.
En France, les Molinistes et les Jansénistes ont mille disputes inintelligibles qui ne sont pas dignes de la réflexion d’un homme sensé. Seul ce qui distingue ces deux sectes et mérite l’attention est l’esprit différent de leur religion. Les Molinistes, conduits par les Jésuites, sont de grands amis de la superstition ; ils observent rigidement les formalités et cérémonies extérieures et sont dévoués à l’autorité des prêtres et à la tradition. Les Jansénistes sont des enthousiastes et de zélés partisans de la dévotion passionnée et de la vie intérieure. Ils sont peu influencés par l’autorité et, en un mot, ne sont qu’à demi catholiques. Les conséquences sont exactement conformes au raisonnement qui a précédé : les Jésuites sont les tyrans du peuple et les esclaves de la cour, et les Jansénistes gardent vivantes les petites étincelles d’amour de la liberté qui se trouvent dans la nation française.
NOTES DU TRADUCTEUR
1 Nous avons travaillé sur l’édition Henry Frowde, Edinburgh and Glasgow, 1903, 1904 et nous utilisons les italiques indiquées par cette édition. (NdT)
2 « […] les propos incohérents des fous, qu’on supposait possédés par un esprit divin, laquelle possession était nommée enthousiasme […]. » Hobbes, Léviathan, XII, Les Classiques des Sciences Sociales, 2002. (NdT)
3 Les éditions 1741 et 1742 donnent un texte légèrement différent de ce paragraphe et des suivants. Le texte est : « Ma première réflexion est que les religions qui participent de l’enthousiasme sont, à leur origine, plus furieuses et violentes que celles qui participent de la superstition mais que, peu de temps après, elles deviennent beaucoup plus douces et modérées. La violence de ces sortes de religion, quand elle est excitée par la nouveauté et stimulée par l’opposition, se montre en de nombreux exemples, celle des Anabaptistes en Allemagne, celle des Camisards en France, celle des Niveleurs et d’autres fanatiques en Angleterre, celle des Covenantaires en Écosse. Étant fondée sur un caractère fort, présomptueux et hardi, l’enthousiasme engendre naturellement les résolutions les plus extrêmes, surtout quand il a atteint une hauteur qui inspire au fanatique abusé la croyance en des illuminations divines, un mépris des communes règles de la raison, de la moralité et de la prudence.
C’est ainsi que l’enthousiasme produit les désordres les plus cruels dans la société humaine mais sa fureur est semblable à celle de l’orage et de la tempête qui s’épuise en peu de temps et laisse l’air plus calme et plus serein qu’avant. La raison de cela apparaîtra avec évidence en comparant l’enthousiasme à la superstition et aux autres sortes de fausses religions et en recherchant les conséquences naturelles de chacune d’elles. Comme la superstition se fonde sur la crainte, la tristesse et l’abattement des esprits, elle représente l’homme à lui-même sous des couleurs si méprisables que, à ses propres yeux, il semble indigne d’approcher la divine présence et, évidemment, il a recours à toute autre personne dont la sainteté de vie ou peut-être l’impudence et la fourberie lui ont fait supposer qu’elle est plus favorisée par la Divinité. C’est à cette personne qu’il confie ses dévotions, à ses soins qu’il recommande ses prières, ses suppliques, ses sacrifices. De cette façon, il espère faire accepter ses demandes par sa Divinité courroucée. De là l’origine des prêtres qui peuvent à juste titre être regardés comme l’une des plus grossières inventions d’une superstition timorée et abjecte qui, toujours défiante d’elle-même, n’ose pas offrir ses propres dévotions mais juge, dans son ignorance, qu’elles se recommandent à la Divinité par la médiation de ses supposés amis et serviteurs. Comme la superstition est un ingrédient considérable de presque toutes les religions, même les plus fanatiques, seule la philosophie est capable de vaincre entièrement ces terreurs inexplicables. De là vient que, dans presque toutes les sectes religieuses, on trouve des prêtres et, dans ce mélange, plus il y a de superstition, plus l’autorité des prêtres est importante. Le judaïsme moderne et le papisme, surtout le deuxième, étant les superstitions les plus barbares et les plus absurdes qu’on ait connues dans le monde, sont les plus asservies à leurs prêtres. Comme on peut dire à juste titre que l’Église d’Angleterre a conservé un fort mélange de superstition papiste, elle participe aussi, dans sa constitution d’origine, d’une propension au pouvoir et à la domination des prêtres, surtout pour le respect qu’elle exige pour ses prêtres. Et, bien que, selon l’opinion de cette Église, les prières du prêtre doivent s’accompagner de celles des laïcs, le prêtre est cependant la parole de la congrégation, sa personne est sacrée et, sans sa présence, peu croiraient que ses dévotions publiques, ses sacrements et les autres rites sont acceptables par la Divinité.
D’un autre côté, on peut remarquer que les enthousiastes n’ont pas subi le joug ecclésiastique et qu’ils ont exprimé une grande indépendance dans leurs dévotions, avec un mépris des formalités, des traditions et des autorités. Les Quakers sont les enthousiastes les plus extrêmes mais, en même temps, les plus innocents qui aient été connus. Ils forment peut-être la seule secte qui n’ait jamais admis de prêtres en son sein. Les Indépendants, de toutes les sectes anglaises, se rapprochent le plus des Quakers en fanatisme et dans leur liberté à l’égard de l’asservissement aux prêtres. Les Presbytériens viennent ensuite, à égale distance pour ce qui est des deux points. En somme, cette observation est fondée sur l’expérience, mais elle apparaîtra aussi fondée sur la raison si nous considérons que, comme l’enthousiasme naît d’une confiance et d’un orgueil présomptueux, l’enthousiaste se juge suffisamment qualifié pour approcher la Divinité sans aucun médiateur humain. Ses dévotions extatiques sont si ferventes qu’il s’imagine même approcher effectivement la Divinité au moyen de la contemplation et de la relation intime, ce qui lui fait négliger toutes les cérémonies et les observances extérieures pour lesquelles l’assistance du prêtre paraît si nécessaire aux yeux des dévots superstitieux. Le fanatique se consacre lui-même et accorde à sa propre personne un caractère sacré nettement supérieur à ce que les formalités et les institutions cérémonieuses peuvent conférer à tout autre.
C’est donc une règle infaillible que la superstition est favorable au pouvoir des prêtres et que l’enthousiasme ne lui est pas moins contraire que la saine raison et la philosophie. En fait, elle lui est plus contraire. Les conséquences sont évidentes. Quand le premier feu de l’enthousiasme est consumé, les hommes, naturellement, dans toutes les sectes fanatiques, replongent dans l’indifférence et la froideur à l’égard des choses sacrées. Parmi eux, il n’existe pas de corps doté d’une autorité suffisante et dont l’intérêt soit d’entretenir la ferveur religieuse : aucun rite, aucune cérémonie, aucune sainte observance ne peut entrer dans le cours habituel de la vie et protéger les principes sacrés de l’oubli. La superstition, au contraire, s’insinue graduellement et insensiblement, rend les hommes serviles et soumis. Elle est acceptée par le magistrat et elle semble inoffensive au peuple jusqu’à ce que, finalement, le prêtre, ayant fermement établi son autorité, devienne un tyran et trouble la société par des controverses sans fin, des persécutions et des guerres civiles. Comme l’Église romaine a progressé avec douceur dans son acquisition du pouvoir ! Mais dans quelles lamentables convulsions a-t-elle jeté toute l’Europe afin de le conserver ! D’un autre côté, nos sectaires, qui étaient avant de dangereux bigots, sont devenus les plus grands de nos libres penseurs ; et les Quakers sont peut-être le seul corps régulier de Déistes de l’univers, à l’exception des lettrés ou disciples de Confucius en Chine. » (NdT)
4 Les éditions 1748 à 1760 donnent cette note : « Par prêtres, j’entends seulement ceux qui prétendent au pouvoir, à la domination et à une sainteté de caractère supérieure distincte de la vertu et des bonnes mœurs. Ils sont très différents des pasteurs qui sont établis à part* pour s’occuper des choses sacrées et de la conduite des dévotions publiques dans l’ordre et la décence. Il n’existe pas d’hommes plus respectables que ces derniers. » * L’édition 1742 ajoute « par les lois ». (NdT)
5 Les éditions 1748 à 1760 : « comme l’une des plus grossières inventions ». (NdT)
6 Les éditions 1748 à 1768 ajoutent : « Le judaïsme moderne et le papisme, surtout le deuxième, étant les superstitions les plus barbares et les plus absurdes qu’on ait connues dans le monde, sont les plus asservies à leurs prêtres. Comme on peut dire à juste titre que l’Église d’Angleterre a conservé un fort mélange de superstition papiste, elle participe aussi, dans sa constitution d’origine, d’une propension au pouvoir et à la domination des prêtres, surtout pour le respect qu’elle exige pour ses prêtres. Et, bien que, selon l’opinion de cette Église, les prières du prêtre doivent s’accompagner de celles des laïcs, le prêtre est cependant la parole de la congrégation, sa personne est sacrée et, sans sa présence, peu croiraient que ses dévotions publiques, ses sacrements et les autres rites sont acceptables par la Divinité. » (NdT)